vendredi 24 avril 2026

Compétitivité de l'électricité française en UE face au gaz : pourquoi le coefficient DPE 1,9 devrait passer à 1,5 et pas à 1,7

 

📊 1. Démonstration chiffrée (France)

🔢 Hypothèses réalistes (ordre de grandeur)

Mix électrique France :

  • nucléaire : ~65 %
  • hydraulique : ~12 %
  • ENR (éolien + solaire) : ~13 %
  • fossiles : ~10 %

Pertes réseau : ~7 %


🧮 Cas 1 — convention actuelle (type UE “historique”)

Hypothèses :

  • nucléaire compté avec rendement 33 %
  • fossiles ~50 %
  • ENR = 100 %

Calcul simplifié :

Rendement moyen :

ηmoy=(0,65×0,33)+(0,10×0,50)+(0,25×1)\eta_{moy} = (0{,}65 \times 0{,}33) + (0{,}10 \times 0{,}50) + (0{,}25 \times 1) ηmoy0,215+0,05+0,25=0,515\eta_{moy} ≈ 0{,}215 + 0{,}05 + 0{,}25 = 0{,}515

Avec pertes réseau :

ηglobal0,515×0,930,48\eta_{global} ≈ 0{,}515 \times 0{,}93 ≈ 0{,}48 CEP10,482,1\text{CEP} ≈ \frac{1}{0{,}48} ≈ 2{,}1

👉 cohérent avec les anciens coefficients (2,3 → 1,9)


🧮 Cas 2 — convention “physique décarbonée”

Hypothèses :

  • nucléaire ≈ 100 % (pas de perte thermodynamique comptée)
  • ENR = 100 %
  • fossiles = 50 %
ηmoy=(0,90×1)+(0,10×0,50)\eta_{moy} = (0{,}90 \times 1) + (0{,}10 \times 0{,}50) ηmoy=0,90+0,05=0,95\eta_{moy} = 0{,}90 + 0{,}05 = 0{,}95

Avec pertes réseau :

ηglobal0,95×0,930,88\eta_{global} ≈ 0{,}95 \times 0{,}93 ≈ 0{,}88 CEP10,881,14\text{CEP} ≈ \frac{1}{0{,}88} ≈ 1{,}14

👉 on s’approche de 1


🧮 Cas 3 — compromis réaliste (défendable UE)

Hypothèses :

  • nucléaire partiellement pénalisé (≈ 60 %)
  • ENR = 100 %
  • fossiles = 50 %
ηmoy=(0,65×0,60)+(0,10×0,50)+(0,25×1)\eta_{moy} = (0{,}65 \times 0{,}60) + (0{,}10 \times 0{,}50) + (0{,}25 \times 1) ηmoy=0,39+0,05+0,25=0,69\eta_{moy} = 0{,}39 + 0{,}05 + 0{,}25 = 0{,}69

Avec pertes réseau :

ηglobal0,69×0,930,64\eta_{global} ≈ 0{,}69 \times 0{,}93 ≈ 0{,}64 CEP10,641,56\text{CEP} ≈ \frac{1}{0{,}64} ≈ 1{,}56

👉 → on est dans la zone 1,5–1,6


🧠 Lecture clé

👉 Le passage :

  • 1,9 → 1,7 = ajustement
  • 1,7 → 1,5 = changement implicite de convention nucléaire

🏛️ 2. Argumentaire pour défendre 1,5 à l’UE

Base juridique : Directive (UE) 2023/1791
👉 autorise adaptation selon “circonstances nationales”


🧩 Argument 1 — cohérence physique du mix

  • électricité française ≈ très bas carbone
  • majorité non fossile

👉 donc :
➡️ facteur primaire basé sur thermique fossile = biaisé


🧩 Argument 2 — alignement climat

Objectif UE :

  • électrification des usages
  • sortie fossiles

👉 CEP élevé :
➡️ pénalise PAC et chauffage électrique

👉 CEP ≈ 1,5 :
➡️ cohérent avec stratégie climat


🧩 Argument 3 — approche “marginale”

  • kWh consommé supplémentaire ≠ mix moyen
  • souvent nucléaire / ENR

👉 donc :
➡️ CEP marginal plus faible que CEP moyen


🧩 Argument 4 — harmonisation avec CO₂

  • DPE mélange énergie primaire et climat

👉 problème :

  • gaz mieux classé que électricité parfois

👉 solution :
➡️ abaisser CEP pour cohérence carbone


🧩 Argument 5 — transparence méthodologique

Proposition :

  • publier :
    • hypothèses
    • rendements
    • pertes

👉 crédibilise le 1,5


⚠️ Objections UE à anticiper

❌ “distorsion de marché”

👉 réponse :

  • spécificité française (nucléaire)

❌ “non comparabilité”

👉 réponse :

  • chaque pays peut adapter (directive le permet)

❌ “sous-estimation des pertes”

👉 réponse :

  • pertes réseau conservées
  • seule convention nucléaire évolue

🎯 Conclusion stratégique

👉 Techniquement :

  • 1,5 est défendable
  • même cohérent avec le mix français

👉 Politiquement :

  • 1,7 = compromis discret
  • 1,5 = changement assumé de doctrine

👉 En réalité :
➡️ le débat n’est pas mathématique
➡️ il est : “comment compter le nucléaire ?”


(Source : chatgpt)

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