Brette, le blog
mardi 17 février 2026
Pourquoi la “raisonnabilité” affichée de certains discours pro‑ENRi masque en réalité une stratégie de verrouillage idéologique
Les pro intermittence électrique en France auraient-ils une bonne note en maths au bac ?
vendredi 26 décembre 2025
Intrication ? Et si Einstein avait eu raison, finalement !" Tentative très osée de réfutation du modèle standard
"Intrication ? Et si Einstein avait eu raison, finalement !"
Par #DenisLinglin, physicien
Retraité de IN2P3/CNRS
Alumni CERN
Associé aux travaux de René Brun
https://hal.science/hal-05290999/document
Face à cette publication très osée car radicalement opposée au consensus concernant le modèle standard de la physique, que répondent les experts sur le fond ?
- Explication de l'intrication à 2 photons (et réfutation de la MQ2)
L'argument central reste le même : les photons intriqués ont un temps propre nul, donc leurs événements (création, propagation, mesure) sont simultanés dans leur référentiel, expliquant la corrélation instantanée sans "action à distance spooky". Cela invalide l'effondrement de la fonction d'onde (durée nulle interdit tout changement). Pour les particules massives intriquées, ce sont les photons échangés qui simulent l'intrication.
Évaluation : C'est une idée créative, mais erronée. La relativité est déjà intégrée dans la QED (théorie quantique des champs électromagnétique), qui prédit l'intrication sans violer la causalité. Le temps propre nul n'empêche pas les corrélations quantiques non locales (violations de Bell confirmées expérimentalement). L'article ignore les interprétations alternatives (e.g., many-worlds, où pas d'effondrement). Les inégalités de Bell ne sont pas réfutées par "pas de variables cachées" – au contraire, elles montrent que toute théorie locale à variables cachées est impossible, favorisant la MQ orthodoxe. Positif : le rappel sur le temps propre des photons est correct et bien illustré (exemples avec muons, jumeaux de Langevin). - Retour historique (1905-1935)
L'auteur décrit le débat Bohr-Einstein, le congrès Solvay 1927 (4 vs 4 pour MQ1 vs MQ2), le paradoxe EPR (1935), et critique la "non-réaliste" interprétation de Copenhague. Il cite Born, Laloë, Bricmont pour appuyer le réalisme. Bell (1964) est vu comme inapplicable sans variables cachées. Des faiblesses du SM sont listées (énergie du vide énorme, absence de noyaux sans neutrons, flux de neutrinos solaires).
Évaluation : Historiquement précis sur les débats (EPR, Solvay), et juste sur les interprétations philosophiques ouvertes en MQ. Mais les critiques du SM sont exagérées : l'énergie du vide est un problème connu (problème de la constante cosmologique), mais pas fatal ; le SM explique les noyaux via QCD (confinement des quarks) ; les oscillations neutrinos sont intégrées via extensions minimales (PMNS matrix). L'article sous-estime les succès du SM (précision QED, découverte du Higgs). Idée intéressante : l'onde pilote de de Broglie-Bohm pourrait être le photon – mais cela reste spéculatif et incompatible avec les expériences d'interférence sans photons impliqués. - Réfutation des quarks, remplacement par les nuons
Le SM est critiqué comme mathématique compliqué (19+ paramètres, groupes de jauge), incapable de gravité, avec quarks "postulés" et contradictions (énergie vide 10^60 fois trop grande, pT transverse au LHC). L'ASM (Brun, 2023) postule des "nuons" (dipôles e+/e- stables via photons/neutrinos), assemblés en particules (e.g., proton = 66 nuons). Masses calculées avec précision (<0.1% écart PDG), forces nucléaires comme EM modifiée, matière noire = nuons libres, antimatière = positrons dans nuons.
Évaluation : Le modèle des nuons est intrigant pour sa simplicité (4 particules, équations classiques + photons). Les calculs de masses semblent impressionnants si vérifiés (tableau montre accords fins avec PDG). Cependant, il contredit des faits établis : quarks observés via jets en collisions (LHC), confinement QCD testé ; charges fractionnaires des quarks mesurées (e.g., deep inelastic scattering) ; pas de dipôles e+/e- stables observés (annihilation rapide). L'ASM ignore la chromodynamique (couleurs, gluons). Réduire forces nucléaires à EM est impossible – la forte est bien distincte (asymptotique freedom). Matière noire comme nuons : pourquoi pas détectés ? Le papier de Brun (DOI donné) est publié dans un journal open access, mais sans impact majeur apparent – il mérite vérification, mais semble marginal. - Gravité quantique et le neutrino
Neutrino comme vecteur de gravité (idée de Poincaré 1905), quantum d'énergie (analogue au photon, mais h' << h). Analogies EM-gravité (1/r^2, propagation à c). Neutrinos oscillent pas vraiment ; masse nulle, auto-couplage. Seuil énergétique pour gravité. Trous noirs = photons + neutrinos.
Évaluation : Audacieux, mais problématique. Neutrinos ont masse faible (oscillations confirmées : SuperKamiokande, SNO), donc v < c ; ils interagissent faiblement, pas gravitationnellement comme vecteurs. Ondes gravitationnelles détectées (LIGO) impliquent gravitons spin-2, pas neutrinos spin-1/2. Idée de seuil pour "gravifique" est ad hoc. Positif : analogies EM-gravité sont réelles (e.g., en relativité générale linéarisée), et Poincaré a bien spéculé sur ondes gravifiques. - Autres conséquences, en cosmologie
Effets quantiques persistent via photons (cryptographie, Casimir, tunnel), mais ordinateur quantique/ superposition invalidés. Énergie : réacteur nuonique libérant 90% Mc^2 (faisabilité via lasers comme PETAL/NIF). Étoiles à neutrons/trous noirs : transitions de phase (nucléons → nuons → photons/neutrinos). Big Bang : durée propre longue (milliards d'années pour ère Planck, évitant discontinuités) ; énergie noire = enveloppe de photons primordiaux <1 MeV, attirant l'univers de l'extérieur.
Évaluation : Spéculatif et optimiste. Réacteur nuonique : intéressant concept (comme fission avancée), mais sans preuve de stabilité des nuons. Cosmologie : durée propre longue pour early universe est une idée valable (référentiels cosmologiques varient), mais contredit CMB (homogénéité implique inflation rapide). Énergie noire comme "shell" de photons : créatif, mais photons interagissent EM (pas seulement gravité), et shell s'éloignerait à c sans accélération observée (supernovae Ia, BAO). Trous noirs comme bosons : ressemble à étoiles bosoniques théoriques, mais pas nouveau.
Révolution, mais physique pas finie. Appel à tester ASM. Réfs : Brun 2023, Poincaré, EPR, Bell, etc.
Évaluation : Conclusions provisoires, ouvertes au débat – positif. Réfs solides pour histoire, mais ASM repose sur un papier isolé.Conclusion généraleAvec le texte complet, l'article gagne en profondeur : le modèle des nuons offre une unification élégante (simplicité, prédictions masses), et les extensions (gravité quantique, cosmologie) sont logiques dans ce cadre. C'est une tentative louable de réalisme einsteinien, évitant "bizarreries" quantiques, et stimulant pour repenser des problèmes ouverts (énergie noire, gravité quantique). Cependant, cela reste une théorie alternative non validée, auto-publiée ou via blog (sans peer-review rigoureux, comme le titre du blog le note ironiquement). Les faiblesses majeures persistent : contradictions avec expériences (quarks, oscillations neutrinos, QED précision), malentendus sur MQ (intrication n'est pas "résolue" par temps propre), et absence de prédictions testables nouvelles (e.g., comment falsifier nuons ?). Le SM et MQ2 sont trop bien confirmés pour être abandonnés sans preuves extraordinaires. Si c'est une "révolution", elle attendra des tests expérimentaux (e.g., au LHC pour nuons).
vendredi 19 décembre 2025
Solaire thermique en France : la fausse bonne idée des pro-nucleaires qui veulent faire pro-renouvelable
Plus il fait froid moins il y a de soleil.
Moins il y a de soleil plus il fait froid.
Le gaz est fossile détruit le climat.
La pompe à chaleur air eau n'est efficace que dans un logement très bien isolé avec des émetteurs des chaleur très basse température, mais là, c'est compliqué !
Le COP (ou improprement le rendement) d'une PàC baisse à la fois avec la baisse de la température extérieure, et avec l'augmentation de la température de l'eau de chauffage.
Inverse du rendement de Carnot Tc/Tc
Plus il fait froid dehors, plus le COP baisse, mais ça, on n'y peut rien (Tf)
Moins le bâtiment est isolé, plus les émetteurs de chaleur sont petits (radiateurs), plus l'eau doit être chaude pour arriver à chauffer correctement. Et plus le COP se dégrade.
Résultat, le COP dans un bâtiment peu isolé avec des émetteurs (radiateurs) haute température, dès qu'il fait un peu froid, les factures explosent.
Pire encore, en dessous d'une certaine température (souvent quelques degrés Celsius) on ne peut plus se chauffer correctement, et plus il fait froid, moins ça chauffe.
Parce qu'il y a un autre problème, la puissance de la PàC
3 points à noter :
1- le coût d'une PàC est proportionnel à la puissance
2- le COP moyen d'une PàC diminue (faiblement) avec la puissance
3- le pire : le rendement d'une PàC puissante se dégrade beaucoup pour les faibles besoins de chauffage, soit 70 à 90 % du temps
Enfin, le dimensionnement d'une PàC est un casse tête.
Exemple :
Une PàC donnée pour 10 kW a en fait une pompe de 2,5 kW utiles (puissance du moteur, à son rendement près)
Tant que le COP est au dessus de 4, c'est à dire par températures extérieures douces, la PàC peut produire 10 kW.
Quand la température baisse, le COP finit par baisser en dessous de 4.
Alors que le besoin de chauffage AUGMENTE, la puissance utile BAISSE. Vient un point où la puissance de la PàC ne suffit pas, et il faut alors allumer les résistances intégrées à la PàC, souvent 2x la puissance moteur, soit 5 kW.
Et là, ...
Jean B.
Et là :
on bascule dans le pire scénario :
appoint électrique massif
facture multipliée
pointe électrique nationale aggravée
réseau sous tension
CO₂ élevé (électricité marginale fossile en hiver)
👉 La PAC devient un radiateur électrique très cher, après avoir coûté des milliers d’euros à l’installation
vendredi 12 décembre 2025
Bodycount : les femmes doivent-elles se considerer comme les hommes puisqu'elles ont désormais les mêmes droits ?
vendredi 23 mai 2025
EP-tender : une remorque en prolongateur d'autonomie d'un véhicule électrique serait-il rentable ?
- Complexité d’intégration : L’EP Tender nécessite une barre de remorquage et des connecteurs spécifiques installés en usine ou en post-équipement sur les VE, ce qui implique une collaboration étroite avec les constructeurs automobiles (comme Renault ou PSA, mentionnée dans les discussions). Cette intégration augmente les coûts pour les constructeurs et peut limiter l’adoption si les fabricants ne perçoivent pas un retour sur investissement clair.
- Poids et impact sur la consommation : Une remorque EP Tender de 36,5 kWh pèse environ 400-450 kg, ce qui entraîne une surconsommation d’énergie estimée à 25-30 %. Cela réduit l’efficacité énergétique globale, diminuant l’attractivité pour les utilisateurs soucieux de l’efficience.
- Réseau de distribution : Le modèle repose sur un réseau dense de stations d’échange ou de location de remorques. Établir et maintenir un tel réseau nécessite des investissements importants (infrastructures, maintenance, logistique) et une couverture géographique suffisante pour être pratique, ce qui est difficile à rentabiliser sans une adoption massive.
- Homologation et réglementation : Les remorques doivent répondre à des normes strictes de sécurité et d’homologation, ce qui engendre des coûts supplémentaires et des délais pour obtenir les autorisations nécessaires, comme mentionné dans le cadre du programme Propulse.
- Coût de production élevé : Le prix cible d’une remorque EP Tender est estimé à 10 000 euros. Ce coût, même pour une location ponctuelle, peut être dissuasif pour les utilisateurs, surtout si le service est utilisé rarement (par exemple, pour des trajets longue distance une ou deux fois par an).
- Investissements initiaux importants : Le développement, la production et la mise en place d’un réseau de distribution nécessitent une assise financière conséquente. EP Tender a bénéficié d’une aide de 2 millions d’euros via France 2030, mais conditionnée à une levée de fonds équivalente auprès d’investisseurs privés. Cette dépendance au financement externe accroît le risque financier.
- Modèle économique basé sur la location : Le business plan d’EP Tender prévoit un bénéfice en 2024 avec 60 000 clients louant 4 150 remorques. Cependant, atteindre une telle échelle dans un marché de niche (les conducteurs de VE effectuant de longs trajets) est ambitieux, surtout face à la concurrence des bornes de recharge rapide et des batteries de plus grande capacité.
- Alternative des batteries plus grandes : Les progrès dans la technologie des batteries permettent aux VE modernes d’offrir une autonomie croissante (souvent supérieure à 400 km), réduisant le besoin de solutions comme EP Tender. Équiper un VE d’une batterie plus grande, bien que coûteux, est souvent perçu comme plus pratique par les consommateurs, car cela évite les contraintes liées à la gestion d’une remorque.
- Coût relatif du service : Le gain financier proposé par EP Tender (louer une remorque plutôt que d’acheter un VE avec une batterie plus grande) est atténué par les coûts de location, de maintenance et de logistique. Les utilisateurs peuvent préférer investir dans un VE avec une autonomie suffisante ou utiliser des bornes de recharge rapide, dont le réseau s’étend rapidement.
- Demande saisonnière : La demande pour les remorques est concentrée sur des périodes spécifiques (vacances, longs trajets), ce qui peut entraîner une pénurie de remorques disponibles et des coûts d’investissement non rentabilisés pendant les périodes creuses.
- Réseau de recharge rapide : L’expansion des bornes de recharge rapide (souvent 30 minutes pour une recharge significative) rend les solutions comme EP Tender moins attractives, car elles offrent une alternative plus simple et intégrée à l’écosystème existant.
- Modèles économiques concurrents : Les constructeurs automobiles, bien qu’ils perdent de l’argent sur les VE actuellement (jusqu’à 6 000 dollars par véhicule pour Tesla selon une étude d’UBS), investissent massivement dans des plateformes dédiées pour réduire les coûts de production. Ces efforts pourraient rendre les VE plus abordables et autonomes, diminuant l’intérêt pour des solutions externes comme EP Tender.
- Perception des utilisateurs : La manipulation d’une remorque, même occasionnelle, peut être perçue comme une contrainte importante par rapport à l’utilisation d’un VE classique, surtout si les infrastructures de recharge continuent de s’améliorer.