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samedi 23 mai 2026

L’utilité stratégique des bombes d’Hiroshima et Nagasaki : un examen rigoureux




1. Le contexte militaire réel à l’été 1945
À la fin juillet 1945, le Japon est militairement vaincu mais pas politiquement prêt à accepter une reddition inconditionnelle.  
Les archives japonaises montrent que :

- Le gouvernement est divisé entre partisans d’une paix négociée et partisans d’une bataille finale sur le sol national.  
- L’armée impériale prépare Ketsu-Go, un plan de défense totale visant à infliger des pertes massives aux Américains pour obtenir de meilleures conditions.  
- Le Japon espère encore une médiation soviétique, ignorant que l’URSS s’apprête à entrer en guerre contre lui.

Les États-Unis, eux, préparent l’invasion du Japon (opération Downfall), prévue en deux phases :  
- Olympic (novembre 1945) : débarquement à Kyushu  
- Coronet (mars 1946) : attaque de la plaine du Kantō, près de Tokyo  

Les estimations américaines internes prévoyaient :  
- 250 000 à 500 000 morts américains  
- 1 à 2 millions de morts japonais (soldats + civils)  
Ces chiffres proviennent des prévisions du Joint War Plans Committee et des analyses transmises à Truman.

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2. L’entrée en guerre de l’URSS : un facteur décisif mais insuffisant
Le 8 août 1945, l’URSS déclare la guerre au Japon et envahit la Mandchourie.  
Cela provoque un choc stratégique majeur à Tokyo, mais pas encore une reddition immédiate :

- Le Conseil suprême japonais reste bloqué 3 contre 3 entre partisans de la poursuite de la guerre et partisans de la paix.  
- Même après Hiroshima (6 août) et l’entrée en guerre soviétique (8 août), le gouvernement ne se rend pas.  
- Ce n’est qu’après Nagasaki (9 août) et l’intervention personnelle de l’empereur Hirohito que la décision de capituler est prise.

Conclusion historique solide :  
→ L’entrée en guerre soviétique a accéléré la fin, mais n’a pas suffi à provoquer la reddition.  
→ Sans les bombes, la guerre aurait continué au moins plusieurs semaines, probablement plusieurs mois.

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3. Les morts évitées : un ordre de grandeur massif

3.1. Japon
Sans les bombes, les estimations raisonnables sont :

- 1 à 2 millions de morts japonais lors de l’invasion  
- + famine massive due au blocus  
- + poursuite des bombardements incendiaires (déjà 100 000 morts à Tokyo en une nuit)

Les bombes ont causé environ :  
- 140 000 morts à Hiroshima (1945)  
- 70 000 morts à Nagasaki (1945)  
→ Total : 210 000 morts environ.

Même en intégrant les décès ultérieurs dus aux radiations, on reste très en dessous des projections d’une invasion.

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3.2. États-Unis
Les pertes prévues pour Downfall :

- 250 000 à 500 000 morts américains  
- Jusqu’à 1 million de blessés

Les pertes réelles après les bombes :  
→ 0 morts supplémentaires dans une invasion qui n’a jamais eu lieu.

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3.3. Les pays occupés par le Japon
La guerre aurait continué dans toute l’Asie. Voici la liste des territoires concernés :

- Chine (guerre totale depuis 1937)  
- Corée  
- Indochine (Vietnam, Cambodge, Laos)  
- Philippines  
- Indonésie  
- Malaisie  
- Birmanie  
- Thaïlande (alliée du Japon mais sous pression)  
- Singapour  
- Bornéo  
- Nouvelle-Guinée  
- Îles du Pacifique (Guam, Saipan, etc.)

Dans ces régions, les morts mensuelles dues à l’occupation, aux famines, aux massacres et aux combats se comptaient en dizaines de milliers.

Un mois de guerre supplémentaire = 100 000 à 200 000 morts asiatiques supplémentaires (estimation prudente basée sur les pertes 1944–45).

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4. Synthèse chiffrée

| Scénario | Morts estimées |
|--------------|--------------------|
| Bombes atomiques | ~210 000 morts immédiats |
| Invasion du Japon | 1 500 000 à 3 000 000 morts (Japon + USA) |
| Poursuite de la guerre en Asie | +100 000 à 200 000 morts par mois |
| Total probable sans bombes | 2 à 4 millions de morts |

→ Les bombes ont probablement évité entre 1,5 et 3,5 millions de morts.

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5. Conclusion : une tragédie… mais un moindre mal
D’un point de vue strictement historique et stratégique :

- Le Japon n’était pas prêt à se rendre avant les bombes.  
- L’entrée en guerre soviétique a accéléré la crise mais n’a pas suffi.  
- L’invasion aurait été catastrophique pour les Japonais, les Américains et toute l’Asie.  
- Les bombes ont provoqué une horreur immédiate, mais une horreur beaucoup plus grande a été évitée.

C’est pourquoi la majorité des historiens militaires considèrent aujourd’hui que l’usage des bombes, bien que moralement terrible, a probablement abrégé la guerre et sauvé un nombre immense de vies.

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(ia)

jeudi 2 juillet 2015

Petit manuel de survie d';un pronucléaire à qui un dubitatif demande des sources convaincantes à lire...


S’il ne fallait en lire qu’1 :

« Du muscle à l’atome » (Marcel Boiteux) : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2011

S’il fallait en lire 3 :

« Faut-il sortir du nucléaire ? » : (Jean-Marc Jancovici – Manicore) : http://www.manicore.com/~pascalrene/documentation/centrale_serre.html

S’il fallait en lire 5 :

·        Les déchets : (« C’est pas sorcier » sur AEPN) : Video : http://aepn.blogspot.fr/2013/01/video-cest-pas-sorcier-le-nucleaire.html
·     
 « Centrales : Le démantèlement est possible et parfaitement maîtrisé, la preuve dans cet article ! » (Bruno Comby - AEPN) http://aepn.blogspot.fr/2013/11/centrales-demantelement-impossible-on.html

S’il fallait en lire 7 :

« La vaste supercherie de l’excès de cancer en Corse qui serait du à Tchernobyl »  (Stephan Savarese – SLC-AEPN-RESSEC) https://ressec.wordpress.com/2013/08/07/la-vaste-supercherie-de-lexces-de-cancer-en-corse-qui-serait-du-a-tchernobyl/
"Transition énergétique : Le probleme de l’énergie est résolu !" (Jean-Philippe Brette - SLC-AEPN-RESSEC) http://blogs.mediapart.fr/blog/nikopol/270114/transition-energetique-le-probleme-de-lenergie-est-resolu

S’il fallait en lire 10 :

"Le watt utile pour évaluer le coût des sources d’électricité (PH) http://www.energie-crise.fr/spip.php?article90

« Idée reçue n°48 : « Le prix de l’EPR de GB est supérieur à celui de l’éolien terrestre » (JP Brette)


·         « Les réacteurs naturels d’Oklo (Gabon) : 2 milliards d’années avant Fermi » (Bertrand Barré – SLC) http://www.sauvonsleclimat.org/climat-environnement/geo-ingenierie/les-reacteurs-naturels-doklo-gabon-2-milliards-dannees-avant-fermi.html


Complément 2016:
« Si un avion fonce sur une centrale, le béton sera à peine écorné et il y aura pas de conséquences insurmontables : vrai ou faux ? » (B. Comby)
Complément 2019 :
6 tweets sur les idées reçues.