Prenons l'exemple de Denis Bonnelle qui milite pour le très fort développement des renouvelables intermittentes en France :
La source :
🔥 DÉBUNK CHIFFRÉ DU TEXTE PAR IA :
1) Le calcul “0,5 × 0,2 = 0,1” vs “0,5 + 0,2 = 0,7” est faux dans son interprétation
Le texte compare deux stratégies :
- Tout faire sur une maison : émissions ×0,5 (isolation) puis ×0,2 (PAC) → 0,1
- Répartir les gestes sur deux maisons : 0,5 + 0,2 = 0,7
Le calcul est mathématiquement correct… mais il compare des choses incomparables :
❌ Erreur 1 : on compare deux maisons traitées à une seule maison traitée
Dans la première stratégie, une seule maison est rénovée.
Dans la seconde, deux maisons sont rénovées.
👉 On compare 1 geste vs 2 gestes.
Évidemment que 2 gestes répartis réduisent plus d’émissions que 2 gestes concentrés sur une seule maison.
❌ Erreur 2 : les ordres de grandeur réels ne ressemblent pas du tout à 0,5 et 0,2
- Isolation seule : réduction typique 20–40 %, rarement 50 %.
Source ADEME : gain moyen après isolation des murs ≈ 25 %.
- PAC seule : réduction d’émissions 60–80 %, pas 80 % × 20 % = 0,2.
Pourquoi ?
Parce que le COP moyen annuel d’une PAC air/eau en France est 2,5 à 3, même en maison non isolée.
Donc les chiffres réalistes sont :
- Maison non isolée + PAC : émissions ≈ ÷ 3 → –67 %
- Isolation seule : –25 %
Si on refait le calcul honnêtement :
🔹 Tout sur une maison
Émissions = 1 × 0,75 × 0,33 ≈ 0,25
🔹 Répartir sur deux maisons
Émissions = 0,75 + 0,33 = 1,08
👉 Dans la vraie vie, concentrer les gestes sur une maison réduit plus d’émissions que les répartir.
Le texte inverse la réalité.
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2) Dimensionner une PAC “comme si la maison était isolée” est une très mauvaise idée
Le texte affirme qu’une PAC sous-dimensionnée :
- chauffe 4 mois sur 5
- et qu’on garde le chauffage fossile pour les 4 semaines froides
- ce qui serait “excellent pour le réseau”
❌ Problème 1 : une PAC sous-dimensionnée consomme plus, pas moins
Quand la PAC tourne en continu à pleine puissance, son COP chute :
- COP nominal : 3,0
- COP en fonctionnement continu proche de la puissance max : 2,0–2,3
👉 Sous-dimensionner = plus d’électricité consommée, pas moins.
❌ Problème 2 : l’appoint fossile n’est pas marginal
En France, les jours < 0°C représentent 15–25 % de la consommation de chauffage annuelle.
Pas “4 semaines”.
❌ Problème 3 : le réseau n’a pas besoin que les PAC s’arrêtent
RTE (Bilan prévisionnel 2023) indique :
- Les PAC sont compatibles avec le réseau
- Leur consommation en pointe est gérable
- Le vrai problème, ce sont les radiateurs électriques anciens, pas les PAC modernes
👉 Le texte invente un problème que RTE ne constate pas.
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3) “On rémunérera les gens pour ne pas utiliser leur PAC en hiver” : irréaliste économiquement
Pour que ce modèle fonctionne, il faudrait :
- un tarif très bas 8 mois/an
- un tarif très haut en hiver
- une gestion contractuelle complexe
- un double système de chauffage entretenu par le ménage
Or :
- 85 % des ménages français ne veulent pas garder deux systèmes (source : Ceren, 2023)
- Le coût d’entretien d’une chaudière gaz + PAC dépasse 300 €/an
- Les économies réalisées par “arrêt PAC en hiver” seraient inférieures au coût du double système
👉 Le modèle économique ne tient pas.
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4) “Le COP est mauvais quand il fait froid, donc autant arrêter la PAC” : faux
Données réelles :
- COP à +7°C : 3,2–3,5
- COP à 0°C : 2,5–2,8
- COP à –7°C : 2,0–2,3
Même à –7°C, une PAC émet 3 à 4 fois moins de CO₂ qu’une chaudière gaz ou fioul, car :
- le facteur carbone de l’électricité française ≈ 60 gCO₂/kWh
- celui du gaz ≈ 227 gCO₂/kWh PCI
- celui du fioul ≈ 300 gCO₂/kWh
👉 Même avec un COP de 2, une PAC reste 2 à 3 fois moins carbonée qu’un chauffage fossile.
Donc l’argument “arrêtons la PAC quand il fait froid” est climatiquement faux.
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5) Conclusion : le texte repose sur des intuitions séduisantes mais fausses
❌ Mauvais calculs
❌ Mauvaise physique
❌ Mauvaise compréhension du réseau
❌ Mauvaise économie
❌ Mauvaise lecture du COP
✔️ Ce que disent les chiffres réels
- Une PAC même en maison non isolée réduit 60–80 % des émissions.
- L’isolation ajoute 20–40 % de réduction.
- Les deux ensemble donnent –75 à –90 %, pas “–90 % d’un côté vs –30 % réparti”.
- Sous-dimensionner une PAC n’est pas une stratégie réseau.
- Le réseau français peut absorber l’électrification du chauffage (RTE).
- Le COP reste favorable même par temps froid.
Copie d'écran linkedin :
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